Jeunes retraités et Mutuelle santé, qu’en est-il ?

15 juin 2020

La Loi ANI a mis en place à compter du 1er janvier 2016 la généralisation de la complémentaire santé. Cela impliquait à toutes les entreprises du privé, de proposer une couverture santé rémunérée à minima à hauteur de 50 % par l’entreprise, ce, au bénéfice des salariés de l’établissement. Mais qu’en est-il pour les jeunes retraités ?

Faut-il garder sa mutuelle obligatoire ou faut-il souscrire un contrat individuel ? C’est ce qui nous intéresse ici…

mutuelle-retraite

A la retraite est-il possible de conserver sa mutuelle d’entreprise ?

La réponse est oui !

Pour le jeune retraité, il est tout-à-fait possible de conserver sa mutuelle d’entreprise à la condition que celui-ci en informe son employeur dans les six mois après la date de cessation du contrat de travail.

Cela permet ainsi à l’employeur de maintenir à l’ancien salarié toutes ses garanties santé, et il ne peut pas refuser cette demande conformément aux dispositions de la loi Evin.

Le jeune retraité n’aura donc pas besoin de faire des démarches pour souscrire un nouveau contrat, mais attention cependant, car cette solution n’est pas toujours la plus bénéfique. En effet, une fois à la retraite, la participation de l’entreprise, n’est plus valable pour le retraité, celui-ci se trouvera confronté au fait de devoir financer intégralement le contrat souscrit.

S’il peut conserver toutes ses garanties, il lui faudra payer entièrement pour cela.

Par ailleurs, l’organisme assureur peut aussi appliquer une majoration de cotisation, mais selon le décret du 1er juillet 2017, celle-ci est encadrée.
En effet, un tarif progressif est en vigueur de la façon suivante : 

  • Les tarifs ne peuvent être supérieurs aux tarifs globaux applicables aux salariés actifs pour la première année de retraite ;
  • Les tarifs ne peuvent être supérieurs de plus de 25 % aux tarifs globaux applicables aux salariés actifs lors de la seconde année de retraite ;
  • Les tarifs ne peuvent être supérieurs de plus de 50 % aux tarifs globaux applicables aux salariés actifs lors de la troisième année de retraite.

Quelles sont les autres solutions pour le jeune retraité ?

Si le retraité souhaite ne pas poursuivre le contrat qui était convenu avec son ex-employeur, il a la possibilité de souscrire une mutuelle spécifique pour seniors comme MATH-PREVARIS.

En effet, des contrats spéciaux et, qui considèrent des besoins plus adaptés aux personnes seniors, existent bien.

Effectivement, avec l’âge, les besoins changent et notamment en termes d’optique, d’audition, et aussi pour le secteur dentaire.

De ce fait, l’orthodontie, la maternité ne concernent plus les retraités ! C’est bien pourquoi les contrats spécifiques pour seniors proposent des postes de prestations plus adaptés, mais surtout plus utiles pour les personnes concernées.

Le système de modularité est prévu afin que les personnes puissent choisir les postes qui leur semblent importants.

Sur l’aspect financier, la personne n’a donc plus besoin de financer des choses qui ne lui sont pas adaptées.

La formule mutuelle devient alors beaucoup plus personnalisée, l’aspect collectif disparaît, le senior négocie avec son organisme assureur ou complémentaire santé, un contrat qui prend en compte ses réels besoins et aussi ses souhaits éventuels.

De nombreux organismes proposent désormais ces types de contrat spécifiques seniors, le retraité peut ainsi prendre rendez-vous auprès de plusieurs établissements afin de comparer les offres.

Cela lui permet également de comparer avec le contrat de groupe qu’il souscrivait avec son ancien employeur, pour voir s’il souhaite conserver les mêmes garanties.

Il est nécessaire de s’informer pour prendre connaissance des offres, cela prend un peu de temps, mais désormais à la retraite, voilà donc une occupation toute trouvée ! Toutefois, avec les comparatifs en ligne, la démarche est simplifiée !

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